J'ai eu le plaisir de participer au colloque Co-sciences organisé à Brest les 23-25 septembre 2015, pour y présenter une synthèse des travaux du groupe "Décloisonner la recherche pour créer de la valeur" du collectif "Trait d'Union" auquel je participe depuis 2010.
Voici la présentation, je pourrai peut-être y ajouter prochainement un lien vers l'enregistrement sonore.
Vous pouvez apporter vos commentaires ici ou directement sur le site "Chercheurs, managers de demain", qui reste le lieu de la "controverse et contient d'autres contributions du groupe "décloisonner".
Concevoir des buts partagés, construire ensemble, c'est être pleinement humain, développer qualité et pertinence dans toutes les relations et actions, en entreprise et dans le champ démocratique.
lundi 5 octobre 2015
lundi 1 juin 2015
Une expérience novatrice de coopération ouverte
Nous avons élaboré et expérimenté une approche novatrice de coopération, alliant un très petit nombre de réunions et du travail à distance.
Nous avons pu, en quelques mois, produire des résultats de valeur sur un thème précis, avec des contributeurs très divers, passionnés et peu disponibles.
"Nous", c'est le groupe Trait d'Union Recherche dont je fais partie depuis sa création.
J'ai eu le plaisir d'animer en particulier le groupe "décloisonner la recherche pour créer de la valeur" cité dans ce témoignage collectif.
samedi 17 janvier 2015
Pour une année 2015 faite de légèreté et d'audace. Si. Quand même.
J'ai hésité à modifier mes vœux après les évènements de Charlie.
Mais la meilleure réponse à l'ignorance et à la violence - au travail et ailleurs - n'est-elle pas de trouver comment prendre soin de nous-même et de nos relations avec ceux que l'on aime, puis avec ceux que l'on aime moins ou ne comprend pas, puis avec ceux que l'on pourrait détester ?
D'ailleurs, j'en ai pratiquement fait mon métier...
Mais la meilleure réponse à l'ignorance et à la violence - au travail et ailleurs - n'est-elle pas de trouver comment prendre soin de nous-même et de nos relations avec ceux que l'on aime, puis avec ceux que l'on aime moins ou ne comprend pas, puis avec ceux que l'on pourrait détester ?
D'ailleurs, j'en ai pratiquement fait mon métier...
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| (c) tiero Fotolia.com |
lundi 22 septembre 2014
Le Design au cœur du (c)réa(c)teur ?
L’actualité de cette rentrée en Bretagne est porteuse pour le développement d’une culture de l’innovation qui décloisonne.
Après la matinale Rennes Atalante du 18/09 sur « L'expérience utilisateur dans la conception de produits et services numériques » , la rencontre du 16/09 du cluster Event&Sens qui rapproche les entreprises des créateurs, les prochaines journées 360 Possibles organisées par BDI les 2 et 3 octobre à Rennes permettront la rencontre entre les spécialistes des technologies (numériques ou non) et ceux qui les rendent utiles / rentables et (souhaitons le) surtout qui nous rendent la vie plus agréable.
Il m’a semblé utile de partager avec les lecteurs de ce blog dans ce contexte quelques présentations réalisées en 2007-2008, qui montraient déjà les fondamentaux et les pistes d’évolution des pratiques de design et d’utilisation des multiples disciplines et savoir-faire pouvant enrichir toute démarche d’innovation.
lundi 30 juin 2014
Intelligence collective : mythes et réalités
L'« Atelier de l'innovation » du 20 juin 2014 de la Fondation Rennes 1 était consacré à L'intelligence collective au service de l'innovation, thème qui ne pouvait qu'intéresser au plus haut point les lecteurs de ce blog
L'exposé introductif de Mourad Zeroukhi et les témoignages de deux entreprises n'ont évidemment pas fait le tour de la question, tant le sujet est vaste. Ils ont en tout cas réactivé mon envie d'apporter ma pierre à cet édifice, évidemment en y réintroduisant la place du management.
L'exposé introductif de Mourad Zeroukhi et les témoignages de deux entreprises n'ont évidemment pas fait le tour de la question, tant le sujet est vaste. Ils ont en tout cas réactivé mon envie d'apporter ma pierre à cet édifice, évidemment en y réintroduisant la place du management.
- Comment générer et mobiliser l'intelligence collective pour que 1+1 fasse (au moins) 3 ?
- Au delà du partage d'information, et de la métaphore du « réseau social », fût-il 3.0, quelles relations interpersonnelles sont nécessaires à une intelligence collective en action ?
- Quels processus managériaux permettent de faire de cette mobilisation une partie intégrante de la culture d'entreprise ?
mercredi 28 mai 2014
Des réunions efficaces aux équipes puissantes
Curieusement, il est plus rare que l’on se pose cette question en début de réunion, croyant sans doute que "l’ordre du jour" vaut définition d’objectif(s), ce qui est évidemment une illusion. Au mieux, certains points de l’ordre du jour sont définis en termes d’objectifs. (Merci à Voutch.com pour l’illustration !)
Dans le billet précédent, Comment rendre une réunion efficace ? je vous invitais à clarifier au moins pour vous-même cette question des attentes. Aujourd’hui je vous invite à y ajouter la dynamique collective.
La multiplication des appels à l’intelligence collective fait figure d’incantation, si l’on ne définit pas mieux ce que l’on attend du « travailler ensemble ». Avant de lire la suite, je vous invite à quelques secondes de réflexion personnelle.
A la lumière de votre expérience, comment définiriez-vous les résultats opérationnels d’une réunion de travail, qu’il s’agisse d’un comité de direction, d’une réunion de service, ou d’un groupe projet ? Listez par écrit une dizaine (ou plus) de verbes qui vous viennent à l’esprit. Puis lisez la suite…
jeudi 22 mai 2014
Comment rendre une réunion efficace ?
Moi qui suis fondamentalement optimiste, je suis parfois désespéré de constater à quel point des professionnels de valeur, riches d'idées potentiellement utiles à leur organisation, passent du temps de réunion à des activités bien secondaires par rapport à leurs missions, voire accessoires.
Il faudrait pourtant peu de choses pour qu'ils utilisent ce temps, leur intelligence et leur énergie à s'occuper de sujets susceptibles de mobiliser leurs qualités, leur enthousiasme, leur capacité d'agir, bref des « vrais » leviers de développement de leur organisation.
Comme le dit Philippe Detrie (« Comités de direction, bas les masques ! ») un comité de direction peut parfois « passer plus de temps à choisir la couleur de sa carte de vœux qu’à vérifier la pertinence d’un investissement de quatre millions d’euros. »
A la lumière de quelques accompagnements de groupes depuis une dizaine d'années (sans parler de ma propre expérience de « participant empêché »), je vous propose quelques pistes individuelles et collectives pour contribuer à des réunions efficaces, que vous en soyez l'initiateur ou non.
Il faudrait pourtant peu de choses pour qu'ils utilisent ce temps, leur intelligence et leur énergie à s'occuper de sujets susceptibles de mobiliser leurs qualités, leur enthousiasme, leur capacité d'agir, bref des « vrais » leviers de développement de leur organisation.
Comme le dit Philippe Detrie (« Comités de direction, bas les masques ! ») un comité de direction peut parfois « passer plus de temps à choisir la couleur de sa carte de vœux qu’à vérifier la pertinence d’un investissement de quatre millions d’euros. »
A la lumière de quelques accompagnements de groupes depuis une dizaine d'années (sans parler de ma propre expérience de « participant empêché »), je vous propose quelques pistes individuelles et collectives pour contribuer à des réunions efficaces, que vous en soyez l'initiateur ou non.
dimanche 26 janvier 2014
Je vous souhaite une année 2014 décisive et heureuse. Décisive ? ... Heureuse ?...
Si vous n'êtes pas sur mes listes de diffusion, vous avez quand même "droit" à mes vœux !
Décisive (Petit Robert) :
… qui résout une difficulté...
… qui conduit à un résultat capital...
Il ne s'agit donc pas de providence ou de l'action d'autrui...
Je vous invite à rendre cette année décisive, en sachant percevoir, décider et agir, pour vous mettre individuellement et collectivement sur la voie du succès
Et heureuse, inspiré par ce dialogue entre un Maître Zen et son disciple : « Va, et sois heureux »
« Merci pour vos vœux, Vénérable »
« Il ne s'agit pas de vœux,
c'est une instruction ».
Au plaisir de vous rencontrer de nouveau sur le chemin du développement humain
Thierry
mercredi 13 février 2013
Bien vivre au travail 2) Un changement de repères
L'intervention de Luc Ferry à la
soirée du 5 mars (voir billet précédent) nous a plongés dans une
perspective historique de la civilisation européenne et du couple.Quel rapport avec le bien vivre au
travail ?
L'homme n'est plus ce qu'il était, le
couple n'est plus ce qu'il était, le lien social... non plus. Et
c'est peut-être le maintien de ce lien social via la qualité des
relations humaines dans l'entreprise qui peut encore « faire
tenir » une société capitaliste emportée par son élan...
Le diagnostic était plus subtil, cultivé – et plein d'humour – que cela.
Voici néanmoins en quelques lignes que
j'ai retenu, et ce que cela m'a inspiré : une métaphore risquée
sur les qualités de communication comparées dans l'entreprise et
dans la famille...
vendredi 8 février 2013
Bien vivre au travail 1) le rôle du dirigeant
Le Centre des Jeunes Dirigeants de Rennes organisait le 4
février 2013 une soirée « comment bien vivre au travail » (2019 : le site web dédié n'existe plus)
Une partie de la soirée a pu apporter,
sinon des analyses savantes du sujet, au moins des pistes d'action
pratiques, des repères sur ce que le dirigeant peut faire pour que
ses collaborateurs – et lui-même – viennent au travail avec le
sourire. Il construit en effet la culture de l'entreprise, depuis la
définition de la mission de celle-ci jusqu'aux « petits plus »
qui facilitent la vie.
lundi 29 octobre 2012
Dirigeant, repreneur, créateur : une « tête », mais pas que…
Lors d'une conférence récente (*),
J'ai appris deux ou trois choses intéressantes sur les conditions de
réussite une reprise d'entreprise.
La première, qui semble aller à
contre-courant du sens commun, est qu'il n'y a statistiquement pas de
corrélation entre la réussite de la reprise et l'expertise
technique du repreneur sur l'activité de l'entreprise, sauf
peut-être pour les plus petites d'entre elles.Cela confirme que
l'entrepreneur se positionne avant tout comme dirigeant, et qu'il est
plus important d'identifier si son « style personnel »
correspond bien à la culture et aux besoins de l'entreprise (selon
son stade de développement, par exemple).
Au milieu des nombreuses données et
retours d'expérience très concrets présentés par les
conférenciers, un second point a attiré mon attention, probablement
passé inaperçu pour la plupart des auditeurs mais qui ne peut être
ignoré par un coach qui accompagne tout repreneur :
Il s'agissait de l'analyse des
motivations initiales des repreneurs dont le projet de reprise avait
été un succès.
mardi 28 août 2012
L'entreprise (innovante) est un jardin
L'innovation a ses propres critères d'efficacité... et de beauté.
Serait-il raisonnable (!) de l'aborder avec notre seul cerveau analytique, alors qu'elle est sensée mettre l'imagination et l'intuition à contribution ? La créativité doit-elle être confinée aux espaces-temps d'émergence officielle de "l'idée du siècle" ? Non. Le management a le droit (le devoir) d'utiliser son cerveau droit.
L'image, la
métaphore est toujours un outil puissant pour partager la vision
d'un but, d'un processus, d'une situation. Elle parle à chacun, et
ne ferme aucune porte pour imaginer des stratégies de mise en œuvre
concrètes et contextualisées.
J'ai
été moi-même surpris par la richesse potentielle de celle que
j'avais choisie pour aborder avec les participants à la rencontre
DCF35 (Dirigeants Commerciaux de France) de janvier 2012 le pilotage de l'innovation dans leur
entreprise, de façon à la fois globale et opérationnelle.
La
présentation qui suit est un extrait de cette approche, qui est
devenue depuis le fil conducteur d'un séminaire complet permettant à
une organisation de repenser et partager sa culture et ses pratiques
d'innovation. Puisse-t-elle vous inspirer, que vous décidiez ou non
de m'inviter... dans votre jardin.
mardi 17 juillet 2012
(au moins) 7 façons de coopérer
Chacun dit savoir collaborer, et la
compétence « travail en équipe » semble incontournable
dans un CV. Mais cette « compétence » reste une coquille
vide si vous ne pouvez pas expliciter votre pratique, votre place
dans les groupes, votre style personnel. Car l'expérience de la
collaboration est plus complexe qu'on ne l'imagine en général.
J'avais une petite heure pour aider
quelques doctorants à en prendre conscience, lors du forum docteurs-entreprises organisé le 22 juin 2012 à Rennes.
L'exercice qui suit, tiré de cette
animation, pourra vous aider à repérer comment votre façon de
coopérer dit quelque chose de vous, de plus essentiel. Et peut vous
conduire à enrichir votre expérience des groupes de travail.
Avant de lire ce qui suit, prenez un
instant pour identifier la meilleure expérience de travail en équipe
que vous ayez vécue, imaginez comment vous pourriez la décrire à
un groupe, un groupe de pairs par exemple.
Réappropriez-vous votre expérience. Qu'en diriez-vous ? Que décririez-vous ?
Une fois que vous « tenez »
votre présentation, lisez la suite
jeudi 26 avril 2012
Le codéveloppement professionnel : don / contre-don ?
Le codéveloppement professionnel est une pratique d'échange structurée entre "pairs", à des fins d'apprentissage collectif à partir de l'expérience (en savoir plus).
L'analyse sociologique que fait Norbert Alter des systèmes de coopération en entreprise (voir le billet précédent) m'a conduit à m'interroger sur les fondements et effets du
codéveloppement professionnel.
En effet, pour ne citer que quelques
similitudes avec la pratique du don / contre-don : on y apprend à célébrer l'échange, exprimer la
gratitude ; et on offre une part de son expérience au groupe ou
à un autre participant, sans savoir qui et quand nous donnera à son
tour autre chose d'utile pour nous.
Vouloir organiser des
espaces-temps d'entraide, de partage d'expérience, serait-ce alors une
façon artificielle d'organiser le don / contre-don, donc une espèce
de monstre contre nature tentant de gérer le lien social ?
Je me suis sincèrement interrogé à
la lecture de ce livre, et je pense avoir trouvé une réponse
rassurante :
Collaborer : calculer ou donner ?
Dans « Donner et prendre »
(La Découverte, 2009), Norbert Alter nous aide à comprendre les
modalités de coopération dans les organisations professionnelles du
point de vue des échanges sociaux.
Les pratiques de don / contre-don sont
ingérables mais doivent être reconnues. Elles contribuent à la structuration
et à l'énergie des collectifs, et influencent donc nécessairement
ce qui se passe au coeur de tout changement.
Cette analyse permet de différencier
une collaboration « spontanée » (mais structurée
socialement) qui vise le lien, et la collaboration « conditionnelle »
qui vise le bien. Toutes deux cohabitent, s'articulent dans un
processus productif. L'art du management pourrait consister à
réussir à ne pas les opposer mais les faire contribuer en
complémentarité à une aventure collective.
L'entraide, le don, n'est pas une
modalité de coopération gérable avec les outils habituels du
management, car non quantifiable, et souvent volontairement discrète.
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